Actualité

« Ach Waqe3 » : l’actualité décryptée par Jamal Berraoui

« Ach Waqe3 » est l’une des émissions phares de MFM Radio qui traite des faits saillants de l’actualité du jour. Elle est décryptée par le journaliste politique et économique Jamal Berraoui.

Dans l’émission de ce vendredi 21 février, le débat porte sur les sujets suivants :

-Les raisons derrière le retard du code pénal. Pour le ministre de la Justice, imputer le retard du code pénal au différend au sujet de l’un de ses articles est une désinformation et relève de la démagogie politique et la fabrication d’une situation politique artificielle de paris dans lesquelles je ne souhaite pas m’engager. Dire que la raison du report ou du blocage d’un projet de loi d’amendement concernant environ 80 articles est dû à l’article d’enrichissement illégal n’aidera pas à faire sortir cette loi. Le ministre de la Justice n’y voit qu’une pression qu’on exerce pour perturber la discussion calme et une manière détournée pour exprimer un point de vue.

C’est bien ce que j’ai dit hier, rappelle Jamal Berraoui. Il s’agit d’un problème sociétal et non politique. Nous avons ici un projet de loi qui a été basé sur une vision. Cette vision est à débattre car elle n’est pas en harmonie avec la constitution et l’orientation du Maroc vers la modernité et vers les droits de la femme et un certain nombre de libertés individuelles. Cet article concernant l’enrichissement illicite est une sorte de piège; si on ne le conteste on sera accusé de soutenir la corruption. Mais cet article en lui-même est un sujet de débat sociétal: la femme était considéré comme autonome ou dépendante? Une femme qui n’a pas une responsabilité politique ou officielle, qu’une occupe pas un poste responsabilité et qui ne touche pas aux deniers publics, on lui demande de justifier les sources de sa propriété simplement parce qu’elle est l’épouse d’un responsable, et même les enfants sans limitation d’âge doivent également justifier leur source de richesse, je trouve ça aberrant. Le code pénal devrait penser le projet sociétal vers lequel s’oriente le pays.

#آش_واقعالسلطات المغربية تعبر عن رفضها للمواقف التي تبنتها منظمة العفو الدولية. القانون المتعلق بالحق في الإضراب. تحويلات مغاربة العالم في خط تنازلي. توقيف قاصرين للاشتباه في تورطهما في هتك عرض فتاة قاصر. بنعبدالقادر يوضح سبب تعثر المشروع. بلافريج يحذر من خطر "المواقع الإباحية" على الأطفال. "مقايضة" الطفلة المغتصبة في مدينة مراكش بالمال كانت وراء فرار المغتصب الكويتي. تبون يقحم المغرب في مسألة تراجع الاستثمارات الفرنسية في بلاده.#instagram : radiomfmofficiel#achwa9a3 #mfm #mfmradio #carte_blanche #inanimaelainine

Publiée par RADIO MFM Officiel sur Vendredi 21 février 2020

-Mohamed Najib Boulif a condamné, dans un post sur sa page Facebook, la fatwa d’Ahmed Raissouni autorisant les jeunes à contracter les prêts du Programme Intilaka lancé par le roi Mohammed VI. Boulif a estimé que le «taux d’intérêt, qu’il soit faible ou élevé, reste haram». La réponse du gouvernement ne s’est pas fait attendre. Le porte-parole de l’exécutif a indiqué que la position défendue par le PJDiste, sans le citer nommément, est «déplacée et contre l’emploi des jeunes». «Le Maroc est un Etat d’institutions (…) Tout ce qui concerne les affaires religieuses est exclusivement du ressort du Conseil supérieur des oulémas, l’unique institution habilitée à émettre des fatwas aux Marocains», a rappelé Hassan Abyaba dans des déclarations à la presse soulignant que le Maroc «n’accepte aucune fatwa de la part de quiconque qu’il soit de l’intérieur ou de l’extérieur du Maroc».

L’analyste de Radio indique que Boulif n’a pas une formation religieuse et qu’il est plutôt un ingénieur pétrolier et on lui accordé tout sauf le département de l’Energie et des Mines. Le problème exposé rejoint ce dont parle concernant la séparation entre le religieux et le politique. C’est un salafiste, Ahmed Raissouni qui a dit que ce taux d’intérêt n’est pas haram et Hassan Kettani lui a répondu que si rejoignant ainsi Boulif. Ils vont nous engouffrer dans un débat que le Maroc n’en a pas besoin. Hier, j’ai vu une annonce publicitaire sur le programme Intelaka et je crois que c’est une initiative structurante qui peut rendre un grand service aux jeunes. Accorder 6 milliards de DH à des jeunes porteurs d’idées est un geste qui pourrait engendrer des cas de réussite qui contribuerons au développement économique national.

-Omar Balafrej appelle le gouvernement à protéger les enfants contre le danger des sites pornographiques. Le parlementaire de la FGD a indiqué dans une question adressée au chef du gouvernement que ces sites représentent un grand danger sur la psychologie des enfants est aussi un facteur de violence et de délinquance.

Nous avons soulevé ce problème sur Ach Waqe3 d’avant-hier, rappelle Berraoui confirmant que c’est un problème dangereux. Mais il a signalé que le gouvernement n’a pas une baguette magique. En réalité nous sommes en retard par rapport aux mesures prises par les pays développés. Il y a des techniques et des applications qui permettent aux parents de filtrer le contenu d’Internet. Le Maroc n’en dispose pas. Mettre des postes à la disposition de ses enfants c’est leur offrir un poison quotidien, et le problème n’est pas seulement de voir ces films mais pire encore c’est que ces enfants deviennent des cibles potentielles à des obsédés sexuels. La fille de Marrakech qui a été violée par un kuweitien, c’est une mineure âgée de 14 qui a été attirée sur Snapchat. Enfin, Balafrej a raison de soulever ce problème qui mérite une réflexion profonde. Le Maroc doit s’inscrire dans une démarche internationale de lutte contre ce fléau qui consiste à imposer des mesures restrictives aux GAFA. La responsabilité incombe aussi aux parents qui soit ils ne savent pas comment agir ou ils ne sont pas assez conscients du véritable risque qui menace leurs enfants.

Carte blanche : Jamal Berraoui la consacre aujourd’hui à un sujet culturel. D’après lui, les sociétés arabes en général et la société marocaine en particulier n’ont pas une véritable culture de bandes dessinées. À l’exception de l’expérience de Naji el Ali avec son personnage « Handhala », il n’y a rien. La presse nationale par exemple ne dispose pas de caricaturistes remarquables du calibre de Plantu. Le plus grand festival de bandes dessinées est celui d’Angoulême. J’ai reçu quatre ouvrages de bandes dessinées de ce festival. Aujourd’hui, il y a eu une nouvelle orientation où on se sert de la bande dessinée pour expliquer des problématiques complexes aux enfants. J’ai vu ces œuvres et j’ai constaté qu’effectivement on apprend beaucoup de choses dans un cadre humoristique mais très intéressant. Des discours Que l’enfantNe peut pas saisirSont sacrifiésÀ Travers des bandes dessinées. Berraoui préconise que le Maroc adopte ce courant. On peut s’en servir par exemple pour sensibiliser les enfants aux dangers d’Internet dont on vient de parler. C’est important volet de culture que le ministère de tutelle doit prendre en considération.

« Ach Waqe3 » est une émission incontournable. Elle est diffusée sur les ondes de MFM Radio du lundi au jeudi de 12h30 à 13h30 et le vendredi de 12h à 13H et rediffusée les mêmes jours à 19h30.

 
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