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De 2019 à 2030, les nouvelles ambitions du Maroc sportif

Les années s’écoulent au rythme du temps qui passe. « On ne voit pas le temps passer … » chantait Jean Ferrat et les sages de toutes confessions nous susurrent qu’il faut considérer chaque jour de notre vie comme le premier, sans oublier qu’il peut être aussi le dernier « Fais comme si tu devais mourir demain et agis comme si tu devais vivre éternellement ».

Alors, dans le tourbillon de la vie, il faut trouver le juste milieu en s’appliquant à ne pas trop ressentir, tout en n’oubliant pas de beaucoup s’investir, car si les émotions s’estompent, même si elles sont bouleversantes, les actes eux, durent et sont destinés à façonner l’avenir. Ainsi se fait l’Histoire …

Chaque année qui passe laisse une trace dans le devenir d’une personne et au-delà, dans la construction du pays.

Justement ce grand personnage qu’est le Général Housni Benslimane, qui en cette année 2018 s’est retiré, sans bruit, de toutes activités sportives officielles, aura laissé auprès de ceux qui ont eu l’opportunité de l’approcher ou la chance de le connaître, l’image d’un homme investi dans le développement du Royaume marocain.

Housni Benslimane en cas de tempêtes médiatiques, d’imbroglio sportif ou de combat d’égos paraissant insolubles, intervenait en égrenant inlassablement : « N’oubliez pas l’intérêt du pays, pensez au-delà de vos personnes, ne vous laissez pas submerger par de faux problèmes, seule la Nation compte ». On pourrait ici, vous raconter moult situations inextricables, où la sagesse et la hauteur de pensée de l’homme Benslimane ont dilué les problèmes et ramené chacun à la raison et à la retenue.

Dans le sport, qui fut son domaine public et où il exerça tout au long de son activité officielle, chargé qu’il fut de toutes sortes de missions (Comité Olympique, FRMF, Centre sportif des FAR etc ..etc …) Benslimane Housni ne laissa que des amis et plus encore, du respect. Chose rare de nos jours, cet homme est encensé de son vivant et on lui souhaitera d’être encore, pour longtemps, cet homme qui diffuse de sa sagesse et de sa tolérance.

2018 aura été aussi l’année où les Lions de l’Atlas ont retrouvé le bonheur et l’honneur d’être qualifiés en Coupe du Monde. Cela faisait vingt ans que les Marocaines et Marocains attendaient de retrouver les chocs d’une phase finale d’un Mondial de Football. Et le public a fêté cela comme il se doit, Moscou et, bien avant, Abidjan, résonnent encore de leurs clameurs et de leur ferveur. Personne n’est près d’oublier ce match Espagne-Maroc où les hommes d’Hervé Renard ont été à deux doigts de mater le taureau espagnol. Il n’a manqué à cette génération magnifique de joueurs, qu’un arbitrage vidéo (le fameux V.A.R) mieux maîtrisé et le tour aurait été joué.

Quoiqu’il en soit, on aura vu, et le monde entier avec nous, la naissance, ou plutôt la confirmation de nouvelles ambitions qui doivent redonner à notre football le goût de la conquête.

2019 est là …mais aussi… déjà 2030

Le propre du responsable compétent est de prévoir, afin de préparer, autant que faire se peut, l’avenir. Ainsi on a rencontré, l’autre jour, dans ses bureaux du ministère des Finances et de l’Economie, Fouzi Lekjaa président de la FRMF. On pensait trouver un homme contrarié, meurtri par tout ce qui s’est dit, autour de la non organisation de la CAN 2019 que d’aucuns prédisaient au Maroc.

On a voulu aussi attiser les polémiques autour du supposé malentendu (et plus encore) entre le président du foot et le ministre des Sports. On en a eu pour notre grade, car on a vu un Fouzi Lekjaa sur lequel rien ne semblait avoir prise.

Non pas qu’il soit insensible aux attaques, mais parce qu’il était tourné vers l’avenir.

Il se délecte que 2019 arrive avec sa CAN et il lâche comme en confidence: «2019, c’est d’abord l’objectif de remporter le trophée et cela est le plus important. La CAF, son président, le Cameroun et toute l’Afrique ont entendu et confirmé ce que notre pays a fait et reste disposé à faire pour l’essor du foot continental, la CAN 2019 retirée au Cameroun sera organisée ailleurs, mais pas chez nous. En Afrique du Sud, ou en Egypte, on ira défendre crânement nos chances. La génération actuelle de footballeurs dont disposent les Lions de l’Atlas, sous la férule d’Hervé Renard, a les moyens de redonner une victoire en CAN, comme elle a redonné le Mondial et ses frénésies l’été dernier à Moscou».

Lekjaâ en frémit de bonheur à l’idée de gagner, l’été prochain, un trophée attendu depuis 1976. Et il continue : «Au printemps prochain, en Tanzanie, aura lieu le championnat d’Afrique des U.17. Cette équipe de nos jeunes est, elle aussi, exceptionnelle. Bourrée de talents, elle va aller en Tanzanie pour être sur le podium. Cette CAN U.17 est qualificative pour la Coupe du Monde. Si on réussit notre pari et bien on aura assis une très bonne base pour la relève de l’actuelle génération de 2019. L’équipe des U.17 sera celle du Mondial 2022 et pourquoi pas 2026. Et c’est comme ça qu’on travaille », conclut Lekjaâ.

Et 2030 direz-vous ? Pourquoi l’évoquer dans cette rubrique, d’ores et déjà.

La réponse est simple. 2030 va commencer pour le foot marocain dès ce mois de janvier où à Marrakech, la FIFA va installer un symposium consacré au foot mondial. On y parlera de sujets importants qui seront à l’ordre du jour, mais le plus est que le président Infantino sera là, et sa présence n’est pas anodine, il va superviser, contrôler, diriger mais aussi, en aparté, loin des médias et des congressistes, discuter de 2030 et de sa Coupe du Monde pour laquelle le Maroc et l’Espagne sont tous deux candidats pour l’organiser. L’affaire est sérieuse, elle relève de la volonté de deux Etats souverains de s’inscrire dans l’Histoire. 2030 promet d’être une révolution dans les annales de la FIFA.

Ça tombe bien ; Infantino, lui-même, n’est-il pas un révolutionnaire ? Dans les règles de l’art, bien sûr, mais toujours pour le bien de tous. C’est cela le rôle du responsable accompli.

 
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