Blog de Jamal Berraoui

En défense de l’OCP par ( Jamal Berraoui )

C’est l’air de rien, j’ai plus envie de me taire que de m’exprimer parce que je n’ai jamais pensé que le débat public serait à ce niveau. Je n’y peux rien, j’adore mon pays et je continuerai donc tant que je le peux à propos de mon point de vue. Je le fait simple. Je vous  raconte l’histoire. L’OCP a lancé un programme d’investissement ambitieux, jusqu’ici 70 milliards de DH ont été engagés. Ce programme concerne les mines et la chimie. On sait que les quatre prochaines années verront d’autres investissements. L’OCP a créé via ces investissements 30 000 emplois, des millions de journées de travail.
Mostafa Terrab a tenu à ce que 30 % de ces marchés reviennent à des  entreprises marocaines. Depuis une semaine, il y a un sit-in à Khouribga. Ce sont des salariés d’une entreprise adjudicatrice d’un appel d’offres de l’OCP. Les travaux, objets du marché, ont fini. Que  réclament-ils ? Que l’OCP les recrute. Ce n’est pas un cas unique. Tous ceux qui ont du travail grâce aux entreprises mandatées par l’OCP  se croient fonder à réclamer un recrutement direct chez les phosphatiers. Dans le cas de Khouribga, il y a un vrai problème. Les gens en sit-in sont soutenus par l’UNTM, le syndicat du PJD, et un parlementaire islamiste. Le chef du gouvernement et son parti devraient chercher un minimum de cohérence. On ne peut pas demander à une entreprise de recruter tous ceux qui ont travaillé sur un chantier dont elle a été le maître d’ouvrage. Cela tombe sur l’OCP. C’est un acteur principal dans les équilibres économiques du Maroc. Mais ce n’est pas que cela. Les anciens journalistes savent le millénaire que  cette entité a traversé en termes de transparence. Il y a 20 ans, il était impossible d’avoir un seul chiffre concernant l’OCP. En même temps, l’OCP est leader en matière de responsabilité sociale. C’est cette entreprise qui a offert à 25 000 jeunes marocains un devenir par la formation. Il est curieux de voir que dès qu’il s’agit de l’OCP, les sécuritaires deviennent amorphes. Les autorités locales sont aux abonnés absents. L’OCP est un bien national qui nous appartient à tous. Cela ne veut pas dire que tous les habitants des villes phosphatières doivent y trouver un emploi. Le programme d’investissement de l’OCP crée des opportunités, renforce le tissu économique national en imposant une qualité locale aux étrangers. C’est une réelle locomotive de l’économie marocaine. 

 
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