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Vit-on heureux quand on vit «caché» ?

On ne le sait pas assez. Ou si on le sait, personne ne le dit assez.

En matière de festival et de pratique sportive, notre pays est au top. Bien sûr, on ne parle pas de résultats triomphants, de podiums, de records du monde ou de médailles, mais de la régularité et de l’assiduité réelles que déploient responsables et pratiquants pour que, malgré les moyens infimes que l’on connait, tous donnent l’impression que l’on réalise l’essentiel.

On participe, on organise et on est présent.

Il n’est pas un sport que l’on ne pratique pas au Maroc, il y a des fédérations et des associations qui gèrent à peu près tout. Certes ce n’est pas toujours brillantissime, mais on fait ce qu’on peut. Cela pour le sport, voyons maintenant pour les festivals régionaux. Ça va du cheval au cinéma en passant par la musique, les cerises, toutes sortes de chants et musiques populaires, à tel point que l’on a peine à suivre et que même nos médias les plus vigilants n’arrivent pas à informer. Vous pensez qu’on exagère ? Pas du tout, car si l’on se donnait la peine de recenser toutes ces activités, et bien, il y en a qui seraient étonnés de voir que sur notre sol il n’y a pas que le foot, mais aussi un joli paquet de loisirs et d’activités qui s’y déroulent. Tout cela, à quelques rares exceptions près, survit grâce à l’argent public. Il faut que cela soit dit, et connu. Souvent ce n’est pas l’argent qui manque le plus, mais l’info. Et tous les efforts, désespérés de dizaines d’agences de communication, ne doivent pas sortir de l’anonymat de nombreux évènements qui « passent à l’as » comme on dit familièrement.

C’est peut-être l’époque qui veut cela, plus il y a de moyens de communication et d’information et moins on est informé. Est-ce la faute au « trop plein » ? Ou plus sûrement est-ce que les cerveaux des uns et des autres ne sont accaparés que par très peu de centres d’intérêts et que le foot et les soucis du quotidien ne laissent à personne le temps de s’intéresser à une conférence sur les ressources hydriques du Tadla ou à aller s’approvisionner au moussem de dattes d’Erfoud.

Et pourtant, comme disait Galilée, cet auguste personnage pour la rotation de la terre autour du soleil, et pourtant ça tourne.

Tout cela existe et se passe régulièrement chez nous, alors venir dire et répéter qu’il n’arrive jamais rien au Maroc, c’est tout simplement faux. On n’a seulement pas eu le temps de suivre, d’aller voir. Et même parfois, on n’en a même pas entendu parler.

Tout ce qui s’est passé, cet été, comme évènements culturels, sur nos plages et dans des villes bien précises est proprement fantastique. Mais quid de tout cela dans la « grande presse », quel impact auprès de l’opinion publique ? Très peu hélas.

Et nous voilà à la rentrée des classes et à la reprise de la saison des championnats de football. Le ballon rond va alors rouler sur les gazons et tout écraser sur son passage

On parlera plus des Lions de l’Atlas et de Renard que de surf ou d’expos à Asilah, des potiers de Safi ou des groupes musicaux de la Chaouia et Doukkala.

C’est regrettable mais c’est ainsi. Le monde actuel est fait ainsi.

Qu’en sortira-t-il ? Il est trop tôt pour le savoir et d’ailleurs ce ne sont pas des mordus de foot comme vous et moi qui vont trouver les solutions et le juste équilibre de tout cela. À qui la faute ? A personne peut-être, car quand tous ont une part de responsabilité dans un état de fait, il devient difficile de désigner un coupable ou un responsable. Alors à tous de faire l’auto-critique nécessaire et d’apporter les corrections souhaitables.

• Relents du Mondial 2018

La Coupe du Monde 2018, organisée en Russie fut belle, extraordinairement suivie par un nombre record de marocaines et marocains mais Dieu qu’est-ce qu’elle fut injuste !

Certes le fringant Infantino que l’on a vu à Tanger, au Palais Royal à l’occasion de la Fête du Trône a de quoi se réjouir et d’être satisfait. Le président de la FIFA était attendu au tournant pour sa première grande sortie mondiale, (on parle du Mondial russe), il s’en est tiré avec les honneurs.

Comme il fut parfait lors de sa présence à Tanger où il sut se montrer aussi bon diplomate que ne l’était Blatter quand il nous faisait miroiter la lune.

Infantino déclara avoir ressenti, au fond de son cœur le profond désir de « tout » le Royaume et l’amour que portent « tous » les Marocains au football.

L’avenir nous dira la véritable sincérité de ces belles et touchantes déclarations.

Cependant, Infantino a comme un caillou dans ses belles chaussures italiennes. Et ce caillou s’appelle Platini, le Michel Platini, son ex-patron à l’UEFA, et qui fut dégommé de la course à la présidence de la FIFA.

Platini suspendu encore pour quelques mois, est en train de préparer son « come-back ». Et comme celui de Django dans un fameux western, ce retour promet d’être sanglant.

Platini a déclaré que le « VAR » n’est rien de plus qu’une farce et un danger pour le vrai football et qu’Infantino remue beaucoup d’air pour rien.

Même la victoire des «Bleus» de Deschamps n’a pas trouvé grâce aux yeux du père Michel.

En tant que Français, bien sûr, il est content, mais sans plus car, laisse-t-il subodorer, il y aurait beaucoup de choses à dire sur les «faveurs d’arbitrage » faites aux copains de Mbappé.

Et paf, et vlan. Suite à venir et cela promet d’être réjouissant. 

 
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