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La majorité resserre les rangs

Lors d’une réunion, les partis de la majorité ont pris plusieurs décisions avec l’objectif d’éviter toutes fissures. 

A

bdelilah Benkirane savait que la réunion des partis de la majorité, juste avant la nouvelle session parlementaire, qui se situe à mi-mandat était importante. L’ordre du jour était des plus compliqués, parce qu’il comporte plusieurs points sur lesquels des divergences réelles existent.

La candidature de Mansouri au perchoir avait jeté un certain froid, surtout qu’il se disait qu’il avait le soutien du Chef du gouvernement. La majorité a vite évacué le problème en désignant Talbi Alami comme son candidat, confirmant l’accord entre le RNI et le PJD.

Mais, ensuite les choses n’étaient pas aussi simples. Le RNI avait posé comme condition à son entrée au gouvernement le remodelage du programme gouvernemental et la révision de l’ordre des priorités, surtout sur les questions économiques.

Sur ce point, il n’y a pas eu d’accord. Abdelilah Benkirane et ses alliés ont préféré prévoir une nouvelle réunion, pour préparer un accord après en avoir discuté. Les divergences concernent des dossiers importants, la compensation et les retraites en particulier. Dans le premier cas, certains demandent des mesures d’accompagnement en faveur des plus démunis. Quant à la question des retraites les divergences, selon nos informations, portent sur la méthode et non sur la réforme elle-même. Sagement, les quatre alliés ont préféré se donner du temps, sans communiquer là-dessus, ni s’épancher devant la presse.

 Respecter le parlement

Le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane et Salaheddine Mezouar, SG du RNI et ministre des Affaires étrangères.

Parce que l’autre point du jour très important, est lié au premier. Les trois partis alliés ont exigé et obtenu que le Chef du gouvernement se présente devant le Parlement, pour faire un bilan d’étape à mi-parcours, et surtout présenter le programme amendé pour la deuxième moitié du mandat. Le RNI en faisait une question de principe, il refuse d’être perçu comme la cinquième roue de la charrette, qui aurait rejoint la majorité sans avoir d’influence sur sa politique.

Pour le MP et le PPS, il s’agit d’application de l’esprit de la constitution et de renforcement du rôle du Parlement, dans le contrôle de l’action de l’exécutif. L’accord s’est fait sur un discours de Benkirane, suivi d’un débat, mais sans vote.

Cela voudrait dire que les chefs de la majorité n’ont que quelques semaines pour se mettre d’accord sur tous les points, s’ils veulent que cette séance ait lieu durant la session du printemps.

Ces développements ont lieu, alors que la situation interne des partis de la coalition s’apaise. Au PPS, la préparation du congrès démontre que Nabil Benabdellah a de très larges soutiens. Au MP, les affaires Moubdii et Guerrouj sont oubliées. Le RNI a évité une lutte interne autour de la présidence du Parlement.

Pourvu que la cacophonie ne reprenne pas le dessus. 

 
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