Challenge Hors Série 8 mars 2022

Portrait. Nawal Hefiri, Présidente du Groupe Scolaire la Résidence

Nawal Hefiri fait partie des 50 femmes inspirantes qui font bouger les lignes, sélectionnées dans le hors-série de notre magazine Challenge « Les chances du Maroc », paru le 8 mars dernier en hommage à la femme marocaine.

Il n’est pas toujours évident de reprendre le flambeau d’une affaire familiale, surtout quand l’entreprise est déjà bien installée et que le nom du père est une référence dans le secteur. Pourtant, certains arrivent à se défaire de cette image de fils ou de fille du patron parachuté à la tête de l’entreprise familiale et s’imposent par leur travail et leur mérite. Nawal Hefiri fait partie de celles-là. Après une formation initiale en communication et Ressources Humaines, elle entre à l’ESSEC, une des business-school les plus prestigieuses de France, où elle soutient une thèse de troisième cycle dans le domaine du management général. Son parcours professionnel commence en février 2003, année où elle intègre le groupe familial, la Résidence. « J’ai eu la chance de m’initier, d’apprendre et de travailler aux côtés d’un mentor exceptionnel, à savoir feu Mehdi Hefiri, le fondateur du groupe scolaire la Résidence. Je lui sais gré d’avoir nourri ma passion première : l’éducation. Grâce à son leadership, à son amour pour ses collaborateurs et ses élèves, il a su me donner l’exemple d’une personne dévouée pour sa passion qui en faisait son métier pour être au service de la formation des citoyens de demain», se plait-elle à rappeler.

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Au début de sa carrière au sein du groupe, Nawal Hefiri a pris l’initiative de créer une direction de communication à même de porter des projets innovants allant de l’idée jusqu’à sa mise en œuvre, en passant par la stratégie et le pilotage des équipes. Aussitôt, elle s’implique dans des projets pédagogiques qui lui ont permis d’acquérir les compétences aussi élémentaires qu’approfondies liées au métier et au domaine. Et ce sont ces socles fondamentaux qui lui ont servi de levier et qu’elle actionné pour développer son expertise en communication et ressources humaines. Elle y a vite pris goût en assumant progressivement des missions de coordination pédagogique de projets fédérateurs du groupe tels que les programmes internationaux, l’enrichissement des programmes de la section bilingue, la mise en œuvre du programme français, la contribution au développement des classes préparatoires, devenues aujourd’hui les premières au Maroc et occupent le devant de la scène en France, au 2e rang selon l’Étudiant France pour la filière ECT.

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Sous sa houlette, l’ADN du groupe demeure et l’institution grandit et hisse ses valeurs et son credo très haut. Résultat : le GSR ne cesse de former, à l’envi, des générations et des générations, de père en fils, d’autant qu’il accueille des enfants d’anciens élèves « gsrois ». 

Très bien placée pour porter un regard sur l’évolution de la femme marocaine, la Présidente du GSR se réjouit de voir la femme marocaine occuper de plus en plus de postes à haute responsabilité. À son avis, la question de faire mieux que les hommes ou être égales à ces derniers, n’est plus d’actualité. «De par ma fonction, je constate que les femmes se démarquent davantage dans leurs cursus scolaire (et universitaire) et se positionnent comme majors de leurs classes et promotions (on parle même de certaines filières quasi entièrement féminisées aujourd’hui !). Notre institution confirme ce constat :
une grande majorité de nos lauréates (lycée ou Prépas) occupe des postes de hauts cadres, certaines sont des dirigeantes d’entreprises, de startups qui ont percé dans des niches innovantes, de PME, et d’autres dans des multinationales au Maroc et à l’étranger », soutient-elle.

 
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